Raïta

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Embarquement immédiat pour l’Inde. Oui, on a fait un simplissime raïta, mais pas n’importe quel raïta, celui de Dishoom, haut lieu de la gastronomie indienne à Londres. Déjà, il y a dans cette phrase deux destinations qu’on adore. Bref, on a découvert ce, ou plutôt ces restaurants, au cours de nos pérégrinations dans la capitale Britannique. Quelqu’un nous en avait parlé, sans doute. Il nous a fallu nous y prendre à deux fois – le premier restaurant visité était archi complet – et s’armer de patience pour enfin décrocher le saint graal : une table ! Après avoir fait la queue de longues minutes, dans l’humidité londonienne, avec un petit chaï tout de même, on nous a fait patienter au bar. Là, un serveur français nous a fait goûter, gracieusement – la solidarité nationale – un délicieux cocktail fumé. Une dinguerie ! Et puis, on nous a placées dans un décor de bois ciré, digne d’un vieux club de gentlemen dans la colonie anglaise « bombayote » du début du siècle dernier. Non, on ne se rappelle plus ce qu’on a mangé. C’était il y a longtemps, bien plus qu’il n’y paraît, avant le Covid, c’est dire. Mais chaque bouchée nous rappelait l’Inde que nous avions visitée. Même si nous ne sommes jamais allées à Bombay. Un jour peut-être ! Tous les plats inspirés des traditions parsies, musulmanes, hindoues, chrétiennes, cohabitaient joyeusement sur la carte. Les proprios se sont inspirés des cafés iranis, qui au 19e siècle furent les premiers à ouvrir leurs portes à tous, sans ségrégation raciale, religieuse ou de sexe… Ça nous rappelle ce chauffeur de taxi, que nous avions pris pour aller dans les théiers du Kerala, qui, au début du voyage, envoyait des piécettes à chaque fois qu’il croisait un édifice religieux de quelque confession que ce soit. Intriguées, on lui avait demandé pourquoi ? La société indienne étant assez cloisonnée en matière de croyances, d’autant qu’elles jouent sur la notion de caste ! Le monsieur hilare nous avait alors dit qu’un Dieu est un Dieu et qu’on avait besoin de protection pour ce long voyage ! Il n’avait pas tort sur ce point. Bref, on s’est régalé et vous en ferait autant en dégustant ce délicieux raïta, qui accompagnera merveilleusement un byriani, un poulet rôti, un curry… Alors, cuisinez, partagez, dévorez.

Livre : Dishoom, bons baisers de Bombay. Éditions : Hachette cuisine.

Ingrédients pour 4 personnes
Préparation : 10 mn

250 g de yaourt à la grecque
⅓ c. à c. de sel fin
¼ c. à c. de sucre en poudre
½ c. à c. de poudre de garam masala (pas dans la recette initiale)
25 g d’oignon rouge taillé en tout petits dés
40 g de concombre épépiné, taillé en tout petits dés
1 petite tomate épépinée, taillée en tout petits dés
10 brins de coriandre, finement ciselés
8 feuilles de menthe, finement ciselées
2 ou 3 pincées de graines de cumin

Préparation
Mettez le yaourt, le sel et le sucre dans un saladier.
Ajoutez l’oignon, le concombre, la tomate et les herbes. Mélangez bien. Couvrez et laissez reposer pendant au moins 20 min afin que le yaourt s’imprègne des saveurs.
Faites griller les graines de cumin à sec dans une poêle jusqu’à ce qu’elles éclatent. Parsemez-en le raïta avant de servir.

Photos S. et M. Zakri
Les photos sont la propriété exclusive de S. Zakri et ne peuvent être utilisées sans autorisation préalable

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. J’adore cette tartinade/trempette ! Merci pour la recette, je la testerai cet été.
    Bonne journée, bises.

    J’aime

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