Naples et ses îles

Passée la canicule, il fallait bien qu’on sorte, enfin, de notre torpeur. Il fallait bien qu’on retourne aux fourneaux après cette interminable pause. Reprise… Le mot sonne davantage pour nous comme un travail d’aiguille sur une pauvre chaussette trouée que comme un ouvrage à remettre sur la table. Non que l’envie de vous retrouver ne soit pas là, hein… Non, c’est juste qu’il faut relancer la mécanique des corps engourdis par le farniente. Ah qu’il a fait bon paresser. Enfin pas tout a fait, en fait puisque bravant toutes les recommandations « covidesques », on s’est envolé, sur un coup de tête pour l’Italie. Direction Naples. Oui, sur une envie de pizza, on a pris nos billets ! Haha, on a même pris un super bed and breakfast qui s’appelait PizzaSleep, c’est dire. Un endroit merveilleux, tenu par Maria et son frère Attillio. La chambre avec balcon donnait à la fois sur la ville, la mer et le Vésuve. Tous les soirs et tous les matins, on surveillait le volcan du coin de l’œil, de crainte de le voir vapoter ses fumerolles, ou pire, cracher de la lave de ses poumons enflammés. Les Napolitains ont l’habitude de dormir à l’ombre de ce monstre. Ils se sont fait une raison, oublient même cette épée de Damoclès qui pèse sur leur tête… Pas nous ! De toute façon, lorsque la bête se réveillera, parce qu’il va se réveiller, c’est une certitude, les Napolitains et les habitants des villes qui bordent les pentes douillettes et fertiles du volcan, auront sept jours pour évacuer la ville ! Euh, la partie semble pliée ! Il paraît même que la Mafia du coin, qui a eu main-mise sur les travaux de voirie, a remblayé les routes de matériaux inflammables pour faire des petites économies… Alors, en attendant le bouquet final et les nuées ardentes – c’est joli comme images, très moche en vérité quand ça vous arrive dessus – autant profiter de la vie, à grands coups de couleurs, de fourchettes et de Spritz, ou prier dans ces innombrables églises qui jalonnent les rues de la ville. Mais Dieu que cette ville est belle !
Naples est une ville haute en couleurs. Les abords de l’aéroport et la périphérie font flipper. Notre conseil, fermez les yeux le premier quart d’heure (l’aéroport est aux portes de la ville). Et, là c’est magique ! Les ruelles étroites s’enchaînent. Les couleurs aussi, rouge, jaune, rose, vert… Que c’est beau. Le linge pend aux balcons. Il y a tant à voir, même si le Coco nous a mis des bâtons dans les roues : l’entrée de certains sites et musées devait être réservée sur internet. Relou !
On a quand même fait le tour des incontournables, fait la ville en large et en travers.
On a pris le métro, le train pas tout à fait à l’heure… On a cuit sous le soleil dans les ruines d’Herculanum. Oui, oui, on a zappé Pompéi, et le Vésuve nous est passé sous le nez pour cause de pandémie. Il fallait réserver, mais ce n’était pas indiqué.
Un peu brouillonne l’organisation…

Notre site préféré 

Chiesa Santa Maria delle Anime del Purgatorio ad Arco : Cette église – qui n’est marquée que d’un bonhomme dans le routard – est bien curieuse. 4 têtes de mort en bronze vous accueillent et attisent, ou pas, votre curiosité. Nous, on est rentré. On a fait le tour de ce monument du 17e siècle, puis, alors qu’on s’apprêtait à repartir, nous avons repéré un prospectus de ce qui se trouvait au sous-sol. HAhaaaa. Nous avons donc payé le droit de descendre, et de se retrouver dans une seconde Chapelle. Lugubre. Dépouillée. Là encore 4 têtes de mort entourent une trappe. Le prospectus nous apprend qu’on y balançait les dépouilles des pauvres qui n’avaient pas pu avoir une sépulture chrétienne et dont l’âme allait sinon rester au purgatoire.
Un peu plus loin un couloir et une autre salle, creusés de niches dans lesquels sont installées des reliques. Ici on pratique encore le fameux culte des âmes du purgatoire : rite populaire fortement ancré à Naples. Les crânes sont vénérés, parfois parés de dentelle, de fleurs et placés dans de confortables niches, parfois sur des oreillers. Les Napolitains attendent qu’ils produisent leurs miracles.

Cuisine
Et puisqu’on est un blog de cuisine, on a mangé, mangé, mangé, tout goûté, tout aimé : les viennoiseries (qui n’ont rien de Viennoises) : Sfogliatelle, sorte de chaussons croustillants, fourrés à la crème de ricotta et orange, (une tuerie – on en a mangé tous les jours !), les croissants à la crème, les fiocchi di neve sorte de petits beignets fourrés de crème de lait, les babas au rhum (spécialités Napolitaines, et oui !). On a dévoré les pizzas, les pâtes – très al dente – al ragû, al pomodoro… Tout était tellement bon… Sauf la pizza frite, la folie du moment, mais sans intérêt et tellement grasse ! Beurk ! On a bu des Spritz à 1,5 euros. Oui, oui…

Nos restos préférés 
Tamdem : pour les plats al ragû. Il n’y a rien d’autre que du ragoût…
Antica Trattoria Da Carmine (seul resto ouvert le dimanche) : c’est bon et copieux, que demander de plus !
Trattoria de Nennella : pour l’ambiance et le prix. Leur spécialité est les pâtes à la sauce de patates. Carrément bourratif.

Les pâtisseries 
Poppella : pour les fiocchi di neve
La Sfogliatella Mary pour les Sfogliatelle et les babas

Les îles

Après ça, on s’est tiré, direction les îles. À force d’entendre que « Capri s’est fini », on n’y est pas allé. On a choisi Ischia et Procida, le soleil et la plage…
Ischia nous a laissé le goût des brugnons gros comme des oranges et Procida – notre préférée, nous a mis des couleurs plein les yeux.
On a pêle-mêle, pataugé dans des piscines de sources chaudes (très chaudes), remercié le Covid car les plages n’étaient pas bondées, brûlé nos pieds sur le sable brûlant, sauté d’un rocher dans l’eau cristalline comme les jeunes italiens, ramassé des citrons dans un jardin botanique, rencontré une paonne et ses petits assez vilains, il faut le dire, pris des bus bondés pour se balader, trouvé que les hommes (surtout les vieux) n’étaient pas aimables, goûté de la mozza en croûte de vin, acheter de l’origan séché et fait des provisions d’alcool de thym et de roquette et d’épices pour les pastas chez Serpico d’Ischia (Forio).

Pour info, les italiens prennent votre température partout à l’aéroport, pour rentrer dans les boutiques et supermarchés.

Hôtels
Bed and Breakfast à Naples : PizzaSleep
Piazzetta Sant’ Alfonso e Sant’ Antonio a Tarsia, 11G, 80135 Napoli NA, Italie, +39 349 816 6784

Hôtel à Ischia : Hôtel Villa Mélodie
Avec belle piscine au milieu d’un beau jardin et proche de la plage
Via Capizzo, 6, 80075 Forio NA, Italie, +39 081 998 364

Photos S. et M. Zakri
Les photos sont la propriété exclusive de S. et M. Zakri et ne peuvent être utilisées sans autorisation préalable.
Photos de la Chiesa del Purgatorio ad Arco étant interdites : Nous les avons trouvées sur le site Deadicated
https://www.deadicated.nl/?p=3682

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. simone jeanne lafleuriel-zakri dit :

    Superbes, vraiment superbes les photos… Oui, mais aussi la pâtisserie… succulente…!Bravo bravissimo

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